L’énigme du drapeau breton

Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais on n’est pas très productives sur le blog en ce moment. La faute à quoi? A pas grand chose en fait. Pas d’envie, pas de motivation, pas de choses assez intéressantes à dire et paf : on passe 2 semaines sans nouvelles. Mais aujourd’hui j’ai envie donc c’est parti!

Pour ce fracassant retour, je me suis dit qu’il pourrait être intéressant de décrypter ensemble, l’un des signes kabbalistiques les plus mystérieux qu’il soit : l’énigme du drapeau breton. Avez vous remarqué que souvent, pour une raison absconse, on croise des drapeaux bretons un peu partout (surtout hors de Bretagne d’ailleurs), et particulièrement lors de rassemblement de liesse populaire (du type victoire sportive, élection présidentielle ou festoche, autre que les Vieilles Charrues et le Festival du bout du monde)?

Face à cette légende urbaine [i-qué-s’appélorio-quézac], Le Gorafi site dont le sérieux n’est plus à vérifier (c’est pas moi qui le dit, c’est Christine), a lancé une enquête sur le sujet. Ouest France à l’occasion des JO de Londres en 2012 avait relayé la mésaventure d’un papa breton à qui on a interdit de sortir son drapeau fétiche, pour soutenir sa fi-fille. SCANDALE, mes amis! Il semblerait donc qu’il y ait une large tendance à dégainer le drapeau régional chez nos amis bigoudens et confrères.

Je ne vais pas me risquer à tenter d’élucider ce mystère de la nature, mais je me suis dit qu’il serait intéressant de découvrir ensemble, et-sous-vos-applaudissements-bien sur, la signification du drapeau breton. Pourquoi le noir? Pourquoi le blanc? Et surtout pourquoi des rayures? Tentons d’apporter des réponses claires à ces problématiques oh combien cruciales.

Gwenn ha Du aux Portes Mordelaise - Rennes - Marc Loret - (CC BY-NC-ND 2.0)

Tout d’abord le drapeau breton s’appelle le Gwen Ha Du bon tabac dans sa tabatière, ce qui signifie noir et blanc en breton. Je ne vais pas vous faire tout l’historique du bazar, mais la version actuelle a été créée entre 1923 et 1925 par Monsieur Morvan Marchal (militant nationaliste à ses heures perdues et dont on présume, au vu de son prénom, que l’enfance n’a pas dû être facile tous les jours). Le drapeau synthétise les différents emblèmes qu’ont utilisés les bretons, dans le passé. Morvan a donc mis tout cela dans un shaker magique pour nous pondre le Gwen Ha Du.

Le drapeau est constitué de 9 bandes horizontales de tissus représentant les 9 pays historiques de Bretagne. Les 4 bandes blanches représentent ceux de Basse-Bretagne : Cornouaille, Léon, Trégor et Vannetais. Les 5 noires ceux de Haute-Bretagne : Pays Nantais, Rennais, de Saint-Brieuc, de Saint-Malo et de Dol.

Carte pas jolie mais utile pour comprendre!

Dans le coin supérieur à gauche, on trouve de petites hermines. Toutes les sources que j’ai consultées utilisent prudemment le conditionnel, pour expliquer l’origine de ce signe fort répandu dans l’héraldique (j’aime utiliser des mots compliqués). De ce que j’ai pu lire, les mouchetures d’hermines seraient là pour représenter la Bretagne dans sa globalité, comme une espèce de symbole fédérateur liant la Bretagne d’hier, d’aujourd’hui et de demain (BHL sort de ce corps…). Ce qui est certain par contre, c’est que l’hermine était déjà présente dans les armoiries des ducs de Bretagne au XIIIe siècle. Donc elle n’est pas complétement sortie de nul part…

Voila! Vous savez désormais tout sur le drapeau : de quoi emballer sévère le prochain/la prochaine breton(ne) que vous croiserez…

A bientôt,

Bicyclettement vôtre,

H.

Ps : Alexys, Valerie et Boyd alias Patate (leur chien), vont bientôt partir faire un tour de l’Amérique du Nord en tricycle couché. Ils partiront le 12 avril pour une grande aventure de 18 mois à travers le Canada et les USA. A cette occasion, ils ont ouvert un blog que je lis régulièrement. Il y a quelques jours ils ont publié sur leur page facebook une photo de leurs préparatifs et devinez quel drapeau ils ont installé sur leurs tricycles? Un drapeau breton of course!

Publicités

On a lu… épisode 1

A l’occasion de mon dernier anniversaire des gens biens sous tout rapport (ou presque), ont eu la bonne idée de m’offrir un livre sur le vélo. Comme toujours, étant donné que j’ai approximativement 23 livres sur ma « to read-list »,  j’ai mis un peu de temps avant de m’y mettre. Une fois lue, approuvée et validée, je me suis dit que cette lecture  pourrait être l’objet d’un billet sur le blog. Par la même occasion, prise dans un élan d’enthousiasme et de folie (rien ne m’arrête dans ce bas monde), j’ai pensé qu’on pourrait créer une rubrique sur le blog, présentant nos lectures plus ou moins cyclistes en rapport (ou pas), avec notre prochain voyage. Si vous avez des suggestions : on est preneuses!

Aujourd’hui pour ce premier épisode de « On a lu… », laissez moi vous présenter : Bike Snob, Chroniques d’un fou du vélo de Eben Weiss (publié en 2013 chez Marabout, ISBN : 978-2501088947, 223 pages au compteur) (pas d’excuse donc pour l’acquérir, l’emprunter ou le mettre sur votre prochaine liste au Père Noel).

Pourquoi j’ai aimé ? 

Tout d’abord parce que ce livre est drôle. Comme vous avez pu le constater, j’essaye modestement (je dis bien MODESTEMENT), de mettre un peu d’humour dans mes billets. C’est pas toujours réussi (je le sais), c’est parfois un peu trop capillotracté (je le conçois), et c’est pas du plus fino (rapport à la fistule anale du précédent billet). Bref : c’est pas toujours réussi mais j’essaye MODESTEMENT. Rien ne m’embête plus dans la lecture d’un blog, qu’un ton préformaté, bateau et plat comme une envide (non, je ne balancerai personne). Un peu d’originalité DIANTRE!

Il faut le reconnaître, on a chacun nos petites fixettes. Je suis certaine que des lecteurs doivent avoir des crises d’urticaire en comptant le nombre de fautes d’orthographe qui ponctuent allègrement mes billets. Personnellement l’orthographe,  quand ça n’atteint pas le niveau des skyblog en mode kikou-lol, cela ne me dérange pas plus ça. Mais lire du Marc Levy dans le texte : non merci! Lorsque j’ai lu l’ouvrage d’Eben (que je prononce personnellement Hé Bin ce qui enlève toute crédibilité au brave homme), j’ai eu l’impression d’avoir devant moi quelqu’un qui essaye d’être drôle (à la différence que lui réussit). Pour preuve un extrait.

Chaque chapitre est introduit par une citation. Au chapitre « Lâcher prise : le fardeau de posséder un vélo » (p. 142), l’auteur nous propose ce bon mot :

« Rien n’est comparable au simple plaisir d’une balade à bicyclette. »

John F. Kennedy

Je suis certaine que ça ne fait pas rire tout le monde mais moi je trouve ça drôle.

Ensuite j’ai aimé ce livre parce qu’il m’a fait réfléchir sur moi, le vélo, l’intérêt du port du casque, l’importance du niveau de ma selle et l’intégration de la civilisation amish dans mon quotidien. Ce qui est intéressant dans l’ouvrage, c’est qu’il est écrit par un vrai cycliste du quotidien (donc pas par un coureur du Tour de France ou par un mec qui arrive à faire du 60 km/h de moyenne sur un vélodrome). Eben (Hé Bin) pratique le vélo tous les jours : c’est son moyen de transport préféré. Il en a même fait son travail à un moment (en étant coursier). Bref! C’est un sportif certes, mais pas un pro (votre ego reste donc en pleine forme lors de la lecture du livre!). L’auteur n’essaye pas de vous convaincre que le vélo c’est LE truc qu’il vous faut (méthode de conviction du type Eglise de Scientologie). Il explique juste au lecteur pourquoi POUR LUI personnellement, c’est une des meilleures inventions que la terre ait vue. Pas de couteau sous la gorge donc, pas d’obligations, juste une réflexion sur POURQUOI JESUS LE VÉLO, DANS TA VIE?

Enfin j’ai aimé ce livre parce qu’il est beau. Passé l’âge de lire Martine et Tom-Tom et Nana, il faut bien reconnaître qu’on met plus l’accent sur le fond que sur la forme, en ce qui concerne les livres. C’est souvent difficile de trouver des livres pour adultes (référence cochonne qui n’en est pas une), qui soient à la fois beaux et plaisant à lire. C’est pourtant le cas de Bike Snob. Dans le monde de l’édition, il est toujours difficile de différencier les volontés de l’auteur de celles de son éditeur. Il m’est donc impossible de vous dire si Eben (Hé Bin) a été associé à la mise en page soignée et très graphique du livre. Moi qui aime les détails, j’ai été servie! Tout au long du livre on retrouve de très jolies illustrations réalisées par Gregory Ryan Klein, qu’on salue s’il nous regarde. Bref le graphisme, c’est un peu le Cherry on the Cake du truc!

En résumé : ce livre m’a plu et je lui mets en 6.5/10 sur mon échelle du livre. Bike Snob n’est pas LE livre de ma vie (pour ça il y a Belle du Seigneur et Le Musée de l’innocence) ; mais c’est un livre que j’ai eu plaisir à lire et qui m’a appris des choses. Alors tenté(e)?

Eben voilà (ah-ah-ah), c’est fini pour aujourd’hui!

Bicyclettement vôtre,

A bientôt,

H.