(Re)démarrage

Après avoir pédalé,

après avoir mangé beaucoup de crêpes, de far breton et de kouign-amann,

après avoir beaucoup ri,

après avoir monté quelques côtes,

après avoir découvert le Breizella, erzat de nutella breton additionné de caramel au beurre salé,

après être devenues des professionnelles du montage/démontage de tente Quechua,

après avoir parcouru 410 kilomètres (QUATRE CENT DIX KILOMÈTRES, les gars! Record de 2013 battu!) et surtout,

après avoir passé 6 mois à procrastiner et à se dire que ça serait peut-être le moment d’en parler sur le blog,

chers lecteurs voici venu le temps du récit de notre voyage à vélo en Bretagne. (Enfin! Oui je sais)

J’espère que vous êtes encore quelques uns derrière l’écran à me/nous lire même si j’ai bien conscience que pfiouuu, ça fait Pépin Le Bref (comme le dirait si bien P.), que je ne suis pas venue par ici. Ai-je-besoin d’en présenter les raisons? NON (vous remarquerez mon sens aigu du débat). La perspective d’un nouveau voyage à deux en 2015 et d’un projet en solo (ou presque) pour moi, m’a probablement donné envie de revenir vous raconter toutes nos aventures et péripéties de l’été 2014 (et il y en a eues!) .

Pour ceux qui n’auraient pas tout bien suivi, nous sommes parties du 9 au 22 août 2014 pour un voyage à vélo majoritairement en Finistère sud, avec une petit incartade dans les Côtes d’Armor et en Morbihan. Nous sommes parties avec un itinéraire de base (que je vous avais présenté ici) mais qu’on a beaucoup adapté et modifié en cours de route en fonction de nos envies, de ma forme physique (oui j’ai eu quelques difficultés), du calendrier et du temps (les aléas du direct en somme). Je vous présenterai au fur et à mesure des billets le trajet.

Pour résumer un peu l’esprit du voyage, je dirais en tout simplicité que ce fut génialement génialissime et fabuleux. Bien sur il y a eu des mauvais moments, des moments d’angoisse extrême (oui au moins) et de désespoir (genre quand on n’avait plus de biscuits à grignoter), mais personnellement j’ai vécu deux semaines de pur régal. J’imagine que pour P. c’est pareil puisqu’elle n’est point réfractaire à recommencer une session vélo cette année.

Pendant le voyage j’ai eu la brillante idée de rédiger un journal de bord assez détaillé. C’est grâce à dernier que je vais tout vous raconter (ou presque parce que j’ai quand même ma dignité). Aujourd’hui pour commencer on va parler des quelques jours qui ont précédé le début du voyage.

La première fois que j’ai posé un pied en Bretagne, ça ressemblait à ça.

P. étant en vacances à Camaret la semaine précédent notre voyage, je l’ai rejointe le jeudi 7 août. L’expression Finistère n’a jamais aussi bien porté son nom lorsque vous tentez de rejoindre en train le point le plus à l’ouest du vieux continent. Après 1 heure de RER, 5 de TGV et 40 minutes de TER, j’ai enfin pu poser un pied en territoire breton à la gare de Pont de Buis.

Passé le choc de l’arrivée (après 7 heures de transport le simple plaisir d’être en  dehors de toutes infrasctrutures appartenant à la SNCF, vous donnerez presque le sentiment de la liberté retrouvée), je me suis installée à l’entrée de la gare patientant gentillement que P. et sa maman viennent me chercher. C’est alors qu’à l’insu de mon plein gré, je suis entrée en interaction avec le peuple breton, et je dois dire que ce contact avec la population autochtone m’a laissé…dubitative.

Je me suis en effet fait alpaguer par un trio de trois gaillards (du genre teuffeurs-punks à chien-alcooliques-drogués : AB-SO-LU-MENT CHAR-MANTS donc) en quête d’amour (et plus si affinités). A leur démarche, j’ai pu constater qu’ils n’avaient pas bu que du cacolac au gouter, ni manger que des cigarettes au chocolat. Après que le leader du groupe que nous appellerons GAETAN m’ait demandé une cigarette, pourquoi j’étais là, d’où je venais et mon prénom, il a fini par m’avouer la raison profonde de sa présence à savoir que son ami avait très envie de faire connaissance avec moi (pour info l’ami en question me regarder avec des yeux fort bilouteux tout en suçant langoureusement son doigt (si si j’vous jure)).

« VEUILLEZ VOMIR ICI »

J’avoue que d’habitude quand les gens sont en retard, ça ne me fait ni chaud ni froid. Pour cette fois-ci c’est avec un grand soulagement que j’ai vu P. et Josy ENFIN arriver. Mais Gaetan n’en avait pas fini (Les bretons sont têtus. Le sais-tu? ). Alors que nous étions sur le point de partir il m’a interpellé une dernière fois avec cette phrase tellement poétique « t’aurais pas un 06 par hasard? ». J’ai été dans l’obligation de décliner sa proposition malgré le caractère hautement attractif de sa demande. J’ai peut-être loupé un truc non? Qu’en pensez vous? En tout cas, le voyage s’annonçait riche en rencontres fort intéressantes.

Nous avons fini par rejoindre en fin de journée Camaret, toute la famille de P. (et mon vélo qui avait fait le voyage en voiture) pour une soirée très calme : au programme tarot, crêpes et repos. Camaret est un ancien port langoustier qui s’est reconverti dans le tourisme et la plaisance. On y trouve encore de vieux bateaux de pêche agonisant de façon fort pittoresque pour le plus grand plaisir des touristes. Je n’ai pas eu l’occasion de m’y balader longtemps mais c’est un très chouette endroit. J’y retourne en mai à l’occasion d’un nouveau voyage en Bretagne (cette fois ci à pied!) : j’espère en voir plus!

Bruno Jargot - Port de Camaret-sur-Mer - CC BY 2.0

Le port de Camaret avec à droite la Tour Vauban (inscrite au patrimoine mondiale de l’UNESCO)

Franz-Josef Molitor - Camaret sur mer_11529 - CC BY 2.0

Les commerces du port

Frédérique Voisin-Demery - Le sillon de Camaret - CC BY 2.0

Le sillon (Il s’agit à la base d’une accumulation naturelle de galets. Maintenant, le sillon est artificiel) avec au fond la chapelle Notre Dame de Rocamadour et la Tour Vauban

Le lendemain c’est sous un ciel gris et une pluie fine que nous nous sommes réveillées (BIENVENUE EN BRETAGNE!). Nous avons bravé les éléments pour faire quelques courses, manger du kouign-amann (mon premier!) et cuisiner. Nous avons profité du retour du soleil en fin d’après midi pour marcher en empruntant le GR34 (alias le chemin des douaniers qui longe l’ensemble des côtes françaises) et plus particulièrement autour de la pointe de Pen Hir. Les falaises, les embruns, la mer, la bruyère, les paysages à couper le souffle : je suis tombée sous le charme.

Bruno Jargot - Pointe de Pen-Hir -  CC BY 2.0

La pointe de Pen-Hir

Bruno Jargot - Vue sur l'anse de Pen Hat à partir de la pointe de Pen-Hir -  CC BY 2.0

La vue!

Erick LEVASSEUR - Pointe de Pen-Hir Camaret sur mer - CC BY 2.0

Les falaises avec derrière les trois « Tas de Pois » (pas facile à dire ça!)

Après cette folle après-midi nous sommes rentrées : il fallait continuer notre régime alimentaire breton (crêpes/kouign-amann nature et aux pommes/cidre) pour reprendre des forces. Nous avons terminé la journée à préparer nos affaires pour le grand départ du lendemain. A 22 heures 30 nous y étions encore… Moi en train de faire du tri (j’avais définitivement pris trop de chose) et P. tentant de mettre au point l’installation de ses sacoches. J’ai noté dans mon journal de bord : « dernière nuit à Camaret agitée : cauchemars et mal de tête ». L’angoisse du départ probablement…

C’est tout pour aujourd’hui! La prochaine fois je vous raconte notre premier week end du voyage… J’espère ne pas mettre 6 mois à vous publier l’article (fingers crossed!),

A très bientôt!

Bicyclettement vôtre (oh que ça m’avait manqué ça!),

H.

Publicités

4 réflexions sur “(Re)démarrage

    • Bonjour Gaetan,

      J’espère que tu vas bien. Malgré tout le soin apporté à ta demande je ne peux y répondre favorablement. J’ai en effet peur que tu m’agresses sexuellement dans un sous-bois avec tes deux copains. N’y vois cependant aucune attaque personnelle. Peut-être aurons-nous l’occasion de nous recroiser un jour. Dans ce cas je m’empresserai de fuir.

      A bientôt mais surtout à jamais,

      H.

Un commentaire?

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s